The Pumplies est un jeune groupe toulousain composé de Mélinée Semaan, Maxime Louzon, Marion Munoz et Lucile Riera, à la croisée du punk rock, du rock alternatif et du garage pop. On pense à Best Coast, Dum Dum Girls, Sleigh Bells, The Dodoz ou Wavves, car les haut-garonnais s’inspirent musicalement de manière très ouverte, de la surf music, on parierait même qu’ils viennent de Californie, pour l’énergie et le sens de la mélodie, chansons courtes, rapides et mélodiques. Ils reprennent les codes musicaux des groupes qu’ils ont aimé, en y apportant un côté plus lo-fi, parfois skate, et jouant sur un côté léger et décalé, une sorte de surfin’ youth à la française.
http://www.facebook.com/pages/The-Pumplies/29835508817
http://www.myspace.com/thepumplies
http://soundcloud.com/the-pumplies
Pouvez-vous présenter le groupe en quelques mots ?
Je pense que nous sommes d’abord et avant tout une bande de potes, l’essentiel pour nous étant de s’amuser, c’est bidon mais c’est vrai!! Et puis on ne se prend pas la tête, on fait les choses comme on le sent : c’est ça l’esprit Pumplies !! (Mélinée)
Qu’est-ce qui vous a rapproché tous les quatre ?
Avec les filles au collège, contrairement à beaucoup de nos camarades, nous n’écoutions pas Nadya ou Diam’s, alors on s’est retrouvées tout naturellement à l’époque sur les Strokes ou les Arctic Monkeys. Et Max en tant que sex-symbol du groupe, il s’est très vite intégré. (Mélinée)
Lorsque nous avons rencontré Maxime, nous étions au lycée et comme pour nous c’était important d’être proches dans le groupe, on l’a vite intégré à la bande. Aujourd’hui, ce qui nous rapproche, c’est notre amitié et aussi notre passion commune pour la musique. (Lucile)
Maxime: Le sexe ?! Non, elles n’ont jamais voulu haha !! Surtout la musique en premier, puis le fait qu’on se soit bien entendu, car tu ne peux pas vraiment monter un groupe solide si tout le monde se déteste. (Maxime)
Comment vos textes sont-ils travaillés ? Et le choix de la langue s’est-il fait naturellement ou avez-vous hésité avec le français ?
C’est Mélinée qui travaille les textes, suivant ses envies et ce qu’elle veut exprimer sur le moment. C’est quelquefois imagé pour rester dans l’ambiance de la chanson, comme dans Pyramids Universe, ou Lost in the Jungle. (Lucile)
Oui, j’écris les textes des chansons en anglais, sur des thèmes tels que l’amour ou les garçons, j’essaye de privilégier davantage les sonorités et le rythme, puisque je ne suis pas capable de faire du Shakespeare. (Mélinée)
Côté écriture, on a fait une chanson une fois en français, mais on l’a vite dégagée du répertoire !! Ça ne sonne pas avec ce que l’on fait et surtout on n’écoute presque rien en français, ça ne nous a jamais semblé le choix le plus logique !! (Lucile)
Qu’est-ce qui vous motive à faire de la musique ? Le rock est-il notamment une arme pour combattre la morosité ambiante ?
L’argent, la gloire et les groupies haha ! Non plus sérieusement, c’est de s’amuser avant tout. (Lucile)
Exactement ! Notre véritable motivation, c’est de nous défouler et d’essayer d’exprimer ce qu’on ressent de manière originale. Et la morosité ambiante est évidemment contrée, pas forcément par le rock, mais par la musique en général je pense. (Mélinée)
Oui on peut le voir comme ça !! Après je ne pense pas que ça soit la seule fin que l’on puisse trouver à la musique et c’est vite chiant d’écouter que des trucs joyeux et dansants. Donc si ça peut faire voyager, sortir du quotidien et faire sourire, tant mieux, mais je ne pense pas que ça soit notre seule motivation. (Lucile)
De quels courants ou scènes vous sentez-vous proches ?
Honnêtement, nous ne sommes pas vraiment proches d’une scène en particulier, même si je suis plus touchée par certaines choses que d’autres. On nous a souvent comparés avec les riot grrl, mais ce n’est pas quelque chose qu’on revendique ou qu’on représente vraiment. (Mélinée)
On nous compare souvent au mouvement riot grrrl des années 90, pour le côté girl power sûrement. Après on rêverait de partir tous en Californie et se retrouver à jouer avec des groupes comme Wavves et Best Coast, mais rien à voir avec un courant en particulier, plutôt l’ambiance et le mode de vie qu’il s’en dégage. (Lucile)
Etes-vous à la recherche d’un rock sans aspérité, inégal, sans trop d’harmonies ou au contraire d’un rock mélodique et partiellement harmonieux ?
Sur ce point c’est assez paradoxal. On nous étiquette trop souvent pop girly, on nous a même parfois dit "guimauve", alors quand on compose, on se dit "bon essaye de faire un truc bien punk ou grunge, histoire qu’on nous ressorte pas qu’on est des fleurs en sucre". Mais on ne peut pas s’empêcher de faire des trucs mélodiques, à grands coups de voix et d’harmonies. (Mélinée)
On ne commence jamais une chanson en se posant cette question à vrai dire, mais plus comme le présente Méli. On écoute tellement de groupes différents, pour ma part, je n’ai même pas une préférence pour les uns ou pour les autres. Donc on est plus à la recherche de la bonne chanson qui nous plait et qui plait aux gens, sans forcément de but précis. En réalité, on ne se range même pas dans la catégorie « rock ». On s’inspire de tout ce qu’on fait, tout ce qu’on écoute et tout ce qu’on vit, donc après ça donne les Pumplies !! (Lucile)
A l’image de Janis Joplin, Nico, Patti Smith, Marianne Faithfull, Siouxsie ou Beth Ditto, il n’est pas anodin de constater que les artistes féminines qui se sont imposées dans le rock ont souvent adopté une attitude de garçon manqué, anti-glamour. Est-ce quelque chose à laquelle vous songez ?
Justement sur ce point, même si elles sont supers cools, on ne cherche pas à faire valoir une émancipation du genre « montrer que les filles peuvent faire du rock » c’est un truc auquel on ne pense pas, peut-être parce qu’on ne voit pas vraiment la différence. (Mélinée)
Oui et en plus de ça, on a tendance à s’identifier à des artistes comme Bethany Cosentino de Best Coast, Alexis Crauss de Sleigh Bells ou toutes les héroïnes de Tarantino. Ce sont des artistes ou des figures féminines affirmées, qui gardent quand même une grande part de féminité et de sensualité. Je pense que brûler ses soutiens gorges et crier « à bas les hommes et la société machiste» en 2012, c’est un peu anachronique. (Lucile)
Comment considérez-vous votre groupe par rapport à la scène toulousaine ?
On est encore un jeune groupe. Sur Toulouse, il y en a qui sont allés bien plus loin et qui ont bien plus d’expérience que nous. Alors on essaye de se frayer une petite place au milieu de cette scène toulousaine riche et variée. (Lucile)
Mine de rien, ça fait un moment qu’on joue ensemble et Toulouse c’est petit, on finit tous par se connaître. Moi je trouve l’ambiance plutôt cool sur la scène toulousaine, on discute, on fait des soirées, c’est tranquille quoi !! (Mélinée)
On se sent bien, on a fait beaucoup de rencontres, autant avec des associations et groupes locaux, qu’avec des artistes qui venaient de très loin. Je pense notamment à un groupe néo-zélandais, dont on a fait la première partie à Toulouse. (Maxime)
Oui les associations sont cools et il y a toujours plein de choses à manger haha !! (Marion)
Quels sont les artistes que vous placez au Panthéon ?
The Strokes. Les autres je les aime beaucoup, mais eux sont sûrement à l’origine de la création du monde !! Et Bethany Cosentino de Best Coast. (Mélinée)
Tout en haut du haut The Strokes aussi. Après je fonctionne tellement par période avec les groupes et les styles, que je change du tout au tout en trois mois. Donc dans l’absolu juste les Strokes. (Lucile)
The Strokes aussi !! C’est Mélinée qui m’a fait découvrir au collège, et depuis on s’en est pas lassé. (Marion)
The Strokes aussi, même si j’ai du mal à me faire une réelle opinion sur leur dernier album, malgré certains très bon titres… Joy Division bien sûr, Mystery Jets et encore pleins d’autres mais on ne va pas tous les citer.
Pour se démarquer aujourd’hui, faut-il forcément piocher en arrière ? Et si oui, comment fait-on pour n’en garder que le meilleur?
Si on connaissait la recette du succès, on l’aurait déjà utilisé. Après je pense que c’est important de savoir ce qui s’est fait dans le passé et de s’en servir. Pour garder le meilleur, il suffit de conserver ce qu’on préfère et ce qui nous touche tout bêtement. Ce que j’aime dans les groupes rock d’avant et que j’écoute, c’est le côté plus spontané et plus frais. Aujourd’hui des groupes tout jeunes sont déjà avec 25 pédales à effet, 7 claviers, des chansons supers travaillées et au final je m’ennuie vite à écouter et surtout à voir ce genre de groupe. J’adore le côté où l’on vient avec nos instruments, on se pose et on joue. (Lucile)
Je ne pense pas qu’il faille uniquement piocher en arrière, nous notre créneau c’est plutôt : « partout où on peut ». Par exemple Max est très fan de « Welcome to St Tropez », on ne peut pas lui en vouloir… (Mélinée)
Je ne suis pas fan, je la passe pour te faire plaisir… Piocher en arrière pourquoi pas, mais il faut être original dans la création, sinon ça ne sert à rien. (Maxime)
Quels sont vos derniers coups de cœur ?
Iggy Azalea, une rappeuse australienne. J’écoute pas mal de rap en ce moment, mais j’attends avec impatience le prochain album de Best Coast en mai. (Mélinée)
Des filles comme Dominique Young Unique, le dernier MIA ou encore Azealia Banks. Je trouve ces filles supers fortes et supers efficaces et elles n’ont pas besoin de faire des mises en scènes ridicules à la Lady Gaga. (Lucile)
Miami Horrors !! (Maxime)
Quels sont les endroits où vous jouez ? Avez-vous une anecdote à partager ?
Comme nos inspirations : partout où on peut !! Non sans déconner, si quelqu’un à un canoë, une baraque à frites ou quoi que ce soit d’autre, appelez-nous on est chaud. (Mélinée)
Plus sérieusement, on joue surtout à Toulouse, dans des salles comme Le Saint des Seins ou Le Cri de la mouette. Mais on ne demande qu’à bouger et jouer partout. (Lucile)
On a aussi joué à La Dynamo, une fois au Bikini c’était cool, et des bars plus ou moins miteux à Toulouse. (Maxime)
Moi je n’oublierais jamais le jour où nous avons joué pour le tremplin « Décroche le son », on nous avait fait un repas de rois. On n’est pas habitué à manger autant avant les concerts et là c’était super bon. De toute façon, nous, dès que nous avons à manger on peut jouer n’importe où !! (ouais on est des gros !!) (Marion)
Quel est le morceau dont vous êtes le plus fier jusqu’à présent et pourquoi ?
Peut-être Lost in the Jungle ou Pyramids Universe, parce que ces deux morceaux font danser les gens et parce que ces derniers ne comprennent jamais d’où on sort des délires pareils. (Mélinée)
Je pense que ça doit être Pyramids Universe aussi, je m’amuse toujours autant à le jouer après des mois et des mois. Je pense qu’en plus, cette chanson nous représente pas mal : avec pleins d’influences, mais simple et avec une touche d’humour, d’où l’incompréhension des gens à la première écoute. (Lucile)
Je pense Lost in the jungle, par rapport au plaisir que je ressens lorsqu’on le joue et la sensation que le morceau dégage. (Maxime)
Moi ce serait Girls against zombies !! C’est un de nos premiers morceaux et c’est à partir de ce moment là qu’on s’est lancé inconsciemment dans ce genre d’ambiance, donc je trouve qu’il définit bien notre image et ce qu’on veut faire passer sur scène. C’est la maman qui a fait des petits bébés. (Marion)
Quelles sont vos autres activités en dehors du groupe ?
Je devrais dire la fac, mais je suis plus tentée par : manger, dormir et regarder toutes les vidéos qui existent sur youtube, toutes catégories confondues. (Mélinée)
Moi je suis étudiante en droit. Rien à voir avec la vie déchaînée de rock star !! (Lucile)
Faire d’autres groupes de musique…Et aller à la fac de temps en temps…(Maxime)
Oui, nous sommes tous étudiants, mais ça ne nous empêche pas de répéter et de faire des concerts. (Marion)
Je laisse le mot de la fin aux Pumplies…
Venez nous voir, nous écouter et vous amuser avec nous ! On est toujours chaud pour des concerts et faire la fête. The Pumplies : de véritables clubbeurs !!
Remerciements: Mélinée Semaan, Lucile Riera, Maxime Louzon, Marion Munoz


